Cochonaille Tristan Zilberman
Cochonaille

< Images >

Ils ne sont plus très nombreux dans la vallée à engraisser le cochon, à l'élever trois ou quatre mois durant, à le bien nourrir pour en faire une «jolie bête» qui fera de la bonne «charcutaille»! Deux, trois foyers tout au plus.

Marie-Thérèse et Franck sont de ceux-là. J'ai voulu fixer sur la pellicule cette tradition et ce savoir faire paysan. Ils m'ont chaleureusement ouvert leur porte.

Ce qui m'a frappé chez eux, c'est leur relation à l'animal. Pour eux, ce n'est pas uniquement une viande sur pied, un revenu potentiel...Ce cochon-là, fait partie de leur vie. Il est arrivé tout petit et chaque jour, ils le regardent «profiter».

Lorsque Marie-Thérèse entre pour lui déverser sa pâtée, le porc manifeste des signes de contentement. Elle frappe plusieurs coups avec la gamelle sur l'enclos de bois et le cochon rapplique...on croirait lire un sourire sur son groin luisant. Marie-Thérèse le flatte puis s'en retourne suivie de son chien. Elle ne s'attarde pas, car il y a aussi la volaille, les brebis, la maison et une tonne de choses à s'occuper.

Le jour du sacrifice, ce n'est pas de guaité de coeur que Franck enfonce la lame dans la gorge de la bête. Mais il s'efforce de le faire sans état d'âme. Une fois l'acte accompli, il faut passer à la suite des opérations : récolte du sang, dépeçage, découpage, lavage du boyau...Non, vraiment, pas le temps d'avoir d'avoir d'états d'âme...

Michèle Soullier



VENTE DE DIGIGRAPHIES



Date : Février 2006
Lieu : France, Ardèche
Materiel :
Boitier Contax N1 et G2
Objectifs Zeiss G 45mm. Zeiss N 17-35mm, 24-85mm.
Films Ilford Hp5+, Fp4+
Top